Sanaa Ou Amir Ahamada
01 Octobre 2026•Mise à jour: 01 Octobre 2026
AA/Istanbul/ Sanaa Amir
La mobilisation des lycéens se poursuit jeudi 1er octobre en France et s’étend désormais aux universités, avec dix facultés bloquées, selon un décompte transmis par le syndicat l’Union étudiante. Le mouvement, parti de plusieurs lycées de la banlieue parisienne il y a environ une semaine, concerne désormais plusieurs régions du pays, rapporte franceinfo.
Selon l’Union étudiante, les établissements universitaires actuellement bloqués sont Lyon 2 et Lyon 3, l’université de Strasbourg sur son campus principal, Paul-Valéry à Montpellier, Aix-Marseille, les universités de Nanterre, Poitiers et Gustave-Eiffel en Seine-et-Marne. À Paris, sont notamment concernés Paris Cité, sur le campus des Grands Moulins, ainsi que Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sur le site de la Chapelle.
Du côté des lycées, la mobilisation a concerné 356 établissements mercredi, contre 338 mardi à la même heure, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse. Franceinfo rapporte également que le nombre d’établissements concernés continue d’augmenter, alors que plusieurs actions de blocage se poursuivent jeudi.
Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées, tandis que 83 policiers et gendarmes ont été blessés, selon le bilan communiqué par Laurent Nuñez. Ces chiffres interviennent dans un contexte de tensions autour de plusieurs établissements scolaires, rapporte franceinfo.
Face à cette mobilisation, le gouvernement annonce l’ouverture prochaine d’une « plateforme de concertation » destinée à permettre aux lycéens de faire connaître leurs « inquiétudes » et leurs « revendications ». Cette initiative intervient alors que le mouvement continue de s’étendre au-delà des lycées et touche désormais plusieurs campus universitaires.
En Île-de-France
En Seine-Saint-Denis, le lycée Paul Éluard, situé à Saint-Denis, est fermé jeudi, rapporte une journaliste de France Inter présente aux abords de l’établissement.
La Seine-Saint-Denis fait partie des territoires où la mobilisation avait commencé à prendre de l’ampleur depuis plusieurs jours, avant de s’étendre progressivement à d’autres départements français, selon les informations rapportées par franceinfo.
En Ardèche, plusieurs établissements concernés
La mobilisation se poursuit également en Ardèche, selon le réseau ICI. « Une demi-douzaine d’établissements sont concernés », précise sur ICI Drôme Ardèche le préfet de l’Ardèche, Benoît Trévisani.
« On a commencé mardi, il y avait deux établissements. On en a un peu plus aujourd’hui », ajoute-t-il, faisant état d’une progression du mouvement dans le département.
Le préfet insiste sur la nécessité d’assurer la continuité du fonctionnement des établissements et la sécurité des élèves et des personnels. « Il faut assurer la continuité du bon fonctionnement des lycées avec la sécurité des élèves et des personnels. Et bien sûr, je ne tolérerai aucune dégradation et aucune violence sur la voie publique », déclare-t-il.
Des drones déployés dans le Calvados
Dans le Calvados, la préfecture annonce de son côté le déploiement de drones jeudi afin de surveiller d’éventuels débordements devant ou à proximité de certains établissements d’enseignement, indique ICI Normandie.
Le dispositif prévoit une surveillance aérienne avec enregistrement et transmission des images. Il doit être opérationnel jusqu’à 19 heures.
La préfecture n’a pas communiqué les noms des lycées concernés, mais précise que le dispositif couvre trois villes : Caen, Hérouville-Saint-Clair et Mondeville. Le CIFAC, Centre interprofessionnel de formation de l’artisanat du Calvados, situé à proximité du CHU, est également concerné.
Alors que la mobilisation se poursuit jeudi, son extension aux universités marque une nouvelle étape du mouvement, tandis que les autorités renforcent les dispositifs de sécurité dans plusieurs départements et que le gouvernement prépare une plateforme de concertation avec les lycéens, rapporte franceinfo.